Epamsa

 
Mise à jour | 26/11/2009
Renouvellement urbain
Projet Mantes-en-Yvelines

Depuis 1996, l’Établissement Public d’Aménagement du Mantois Seine Aval (EPAMSA) pilote le Grand Projet de Ville (GPV) de l’agglomération de Mantes en Yvelines. L’EPAMSA est chargé d’élaborer la stratégie et les programmes d’actions arrêtés par les élus.

Il coordonne et pilote la mise en œuvre des projets et leur programmation financière. Il assure pour le compte des communes la maîtrise d’ouvrage déléguée d’opérations complexes. Enfin, doté de fonds propres, il achète, rénove et revend des biens immobiliers, concourant au développement du territoire. À travers les années, il s’est adapté aux différents cadres ; grands projets de ville, conventions ANRU, en gardant à l’esprit que la taille des quartiers suppose un travail de longue haleine.

Ces années ont permis d’engager un redressement spectaculaire du territoire. Le centre ancien de l’agglomération a été entièrement réhabilité grâce à un travail de grande qualité sur l’espace public et le renouveau commercial notamment.

Les quartiers d’habitat social, de Mantes-la-Jolie et Mantes-la-Ville, ont été parallèlement profondément transformés : démolitions et réhabilitations de logements, restructuration de la dalle du Centre Commercial Mantes 2, ouverture du quartier vers son environnement, création de nouvelles voiries...

La Zone Franche Urbaine a permis, outre le soutien à l’activité commerciale, la création du centre d’affaires Ronsard et d’un parc d’activités de 10 hectares (ZAC Sully). En 5 ans, 250 nouvelles entreprises représentant 800 emplois se sont implantées.

Sans nier les difficultés sociales de ses habitants, les quartiers de logements sociaux du Mantois sont aujourd’hui largement apaisés. Ils deviennent des lieux de développement tant en logements qu’en activités. Par exemple, après l’opération Val Sully, largement médiatisée comme la première opération réussie de maisons à 100 000 €, le Val Fourré accueille aujourd’hui des promoteurs comme Constructa qui développe un programme comprenant 58 logements, un hôtel de 80 chambres et des commerces en pied d’immeuble. De même, Promogim développe un programme à l’entrée du quartier des Merisiers / Plaisances. Des bureaux y sont construits, et l’activité privée s’y développe notamment grâce à l’entreprise de centres d’affaires NCI.
 

Politique de l’habitat : retour progressif à l’équilibre

En 1995, le rejet des quartiers du Mantois était tel que de nombreux logements étaient vacants. Engagé avant la crise du logement à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés, le projet de rénovation urbaine a commencé par une phase active de démolitions. De 1995 à 2010, près de 1 500 logements auront ainsi été démolis. Sous l’égide de la communauté d’agglomération, les bailleurs sociaux ont coopéré pour réussir, dans de bonnes conditions, le relogement des familles.

Parallèlement plus de 3 900 logements sociaux auront été réhabilités. Un important travail a également été mené pour l’amélioration des copropriétés dégradées. Il se poursuit aujourd’hui par un dispositif unique en France visant l’amélioration thermique des copropriétés.

Redevenu attractif, le Mantois est aujourd’hui en mesure de proposer une offre nouvelle de logements sociaux. Dans un souci de mixité sociale, ces logements sont implantés en priorité en dehors des quartiers sensibles, dans l’ensemble de l’agglomération. Ainsi, les nouveaux quartiers Mantes-Université et Bords de Seine accueilleront 20 % de logements sociaux.

L’offre de services

L’amélioration de l’offre de services constitue un levier essentiel de la transformation du quartier.

La dalle centrale du Val Fourré constituait en 1995 la marque éclatant de son échec. Une partie du centre, désaffectée, a été rachetée par l’EPAMSA pour y implanter une mairie annexe, un poste de police, des commerces et autres activités économiques. Dans le quartier des Merisiers-Plaisances, le centre commercial a été restructuré. Il l’est progressivement au Domaine de la Vallée. L’ensemble des services dépendant du ministère des Finances présents dans l’agglomération seront regroupés dans un nouveau centre des impôts en cours de construction. Dans chaque quartier, des centres de vie sociale sont créés.

De nombreux commerces ont été réhabilités pour répondre aux besoins d’une population de 25 000 habitants, largement captive. Des installations sportives ont été créées (City stade, terrains de sport).

La création en 1997 du nouvel hôpital de Mantes-la-Jolie accompagné de services nombreux a contribué au renouveau du Val Fourré. Depuis, une école d’infirmières a été installée, une maison de garde médicale est ouverte...

Enfin, deux équipements sportifs joue(ro)nt un rôle majeur car ils attirent des populations bien au-delà des limites des quartiers : la patinoire et le pôle aquatique, équipement majeur qui sera réalisé à partir de 2008 par les architectes Dubuisson et Barat, à l’emplacement des tours Degas, démolies en 2006. Grâce à l’ensemble de ces actions, les quartiers redeviennent attractifs dans le Mantois.

La réinvention de la ville

Comme beaucoup de quartiers construits dans les années 60, les quartiers d’habitat social du Mantois sont marqués par une trame urbaine complexe : voies en impasse, quartier tournant le dos à son environnement... Le travail consiste à redonner au quartier une trame urbaine « normale » par une intervention massive sur l’espace public. Les liens entre le quartier et le centre ville ont été améliorés. Des voies ont été recréées. Les opérations dites de résidentialisation permettent de clarifier la limite entre l’espace public et l’espace privé. Ces opérations sont menées quartier par quartier, en respectant un schéma directeur d’ensemble établi en 2001 et constamment réinterrogé. 15 ans après les premières opérations, il s’agit aussi de porter un véritable projet de développement en utilisant le nouveau découpage foncier comme support pour de nouvelles opérations de construction.

Des moyens à la hauteur de l’enjeu

Sur la période 1996-2008, à travers les deux volets du projet Mantes en Yvelines repris dans la convention ANRU, environ 400 M € auront été investis pour le renouveau des quartiers.

La convention ANRU 2005 / 2010 du Mantois porte sur un montant total d’opérations de 370 M €.

Les moyens apportés par l’ANRU ont permis une accélération des interventions urbaines. Sept quartiers connaîtront ainsi une intervention lourde d’ici 2010.